Archive dans avril 2017

diagnostic électrique pour les locations

1er juillet : entrée en vigueur du nouveau diagnostic électrique pour les locations

Huit ans après l’entrée en vigueur du diagnostic électrique obligatoire (DEO) pour les ventes de logements de plus de 15 ans, la mise en sécurité des installations électriques anciennes fait un nouveau pas en avant. À partir du 1er juillet, l’installation électrique des logements mis en location fera désormais, elle aussi, l’objet d’un diagnostic obligatoire.Son but : informer à la fois les propriétaires bailleurs, mais aussi les locataires, de l’état de l’installation intérieure d’électricité du logement loué.

« Ce diagnostic va permettre de démultiplier la possibilité d’une information obligatoire, se réjouit Laurent Lhardit, secrétaire du Groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement (Gresel). On sait que globalement trois à quatre fois plus de baux locatifs sont signés chaque année que de ventes d’appartements. Cette mesure va donc augmenter d’autant le nombre d’installations électriques qui vont être inspectées chaque année. »

Pourquoi est-ce important ?

Le DEO instauré en 2009 pour les ventes de logements de plus de 15 ans a permis de révéler que l’installation électrique de deux tiers des logements vendus présentait des points d’insécurité. Sur cette base, l’Observatoire national de la sécurité électrique (ONSE) estime que, sur 35 millions de logements, 19 millions d’installations électriques peuvent présenter des risques pour la sécurité de leurs occupants.

Que prévoit la nouvelle réglementation ?

Au moment de la signature ou du renouvellement d’un bail à usage d’habitation, le propriétaire bailleur devra désormais fournir à son locataire, avec le contrat de location, un état de l’installation intérieure d’électricité, lorsque celle-ci a été réalisée il y a plus de 15 ans.

Cette obligation est instaurée par le décret n° 2016-1105, publié le 11 août 2016 en application de la loi Alur du 24 mars 2014. Elle concerne tous les logements, à l’exception des logements-foyers.

Quand entre-t-elle en vigueur ?

  • Le 1er juillet 2017 pour les logements situés dans un immeuble collectif dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975.
  • Le 1er janvier 2018 pour tous les autres logements.

Comment le bailleur peut-il obtenir ce diagnostic ?

Avant de louer, en cas de doute sur l’état de l’installation électrique, il peut faire directement appel à un électricien. Il réalisera les travaux de mise en sécurité et lui fournira une attestation de conformité visée par le Consuel. Cette attestation a valeur de diagnostic.
En l’absence de doute, il fera appel à un diagnostiqueur certifié ayant souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle.

Sur quels points porte le diagnostic ?

Le diagnostic ne concerne que les parties privatives du logement. Il porte sur les six exigences techniques minimales de sécurité mentionnées dans le Code de la construction et de l’habitat dans le cadre du DEO pour la vente d’un logement de plus de 15 ans.

Sa durée de validité est de six ans. Il n’est cependant pas nécessaire si le bailleur peut fournir :

  • un état de l’installation intérieure d’électricité réalisé depuis moins de six ans ;
  • ou une attestation de conformité délivrée depuis moins de six ans par le Consuel, dans le cadre d’une mise en conformité ou d’une mise en sécurité électrique.

Que faut-il attendre de ces diagnostics ?

Pour le secrétaire du Gresel, « il n’y a pas de raison objective de penser que la proportion de points d’insécurité des installations électriques des logements mis en location soit moindre que celle constatée avec le DEO vente. »
La question se pose également concernant les travaux de mise en sécurité qui seront réalisés lorsque des anomalies seront rapportées. « Nous espérons avoir un rythme de mise en sécurité qui s’accélère, reprend Laurent Lhardit, mais on ne peut en préjuger car seule l’information est obligatoire. »

Seule une étude précise des diagnostics réalisés permettra de répondre avec certitude à ces deux questions. Comme elle l’a fait pour le DEO vente au cours de plusieurs campagnes depuis 2009, l’association Promotelec dévoilera en 2018 une première analyse des diagnostics réalisés.

Pour consulter le décret n° 2016-1105 du 11 août 2016 relatif à l’état de l’installation intérieure d’électricité dans les logements en location, cliquez ici.

Publié le 30 Mar 2017 le site Promotelec 

Bien s’éclairer : tubes fluorescents ou LED

LUMIÈRE : THÉORIE

La lumière est une notion complexe qui peut être appréhendée suivant différents points de vue :
– physiologique : la lumière comme source de vie, avec des notions comme le rythme circadien ou le confort visuel,
– psychologique : influence de la lumière sur notre humeur, avec notamment l’appréhension de l’énergie et du sentiment de sécurité,
– sensible : la lumière considérée comme une matière à sculpter, comme en architecture par exemple, voir la page dédiée à l’éclairage vertical,
– physique : l’approche scientifique de la lumière comme onde électromagnétique avec des notions de photons et d’ondes électromagnétiques.

SOURCE ET LAMPE : THÉORIE

Les lampes et sources sont à la base de l’éclairage : il s’agit donc de bien les maîtriser pour bien concevoir des luminaires. Leur principe physique est extrêmement variable d’une source à l’autre et ceci a des conséquences importantes quant à leur utilisation.

Produire de la lumière consiste à générer des photons (c’est-à-dire des particules électromagnétiques) dont la longueur d’onde correspond au visible, c’est-à-dire environ entre 380 et 780 nm. Cela est rendu possible par le déplacement d’électrons que l’on peut séparer en deux types :

l’incandescence : il s’agit d’un déplacement d’électrons par chauffage, cela correspond à la théorie du corps noir. Les sources naturelles les plus communes proviennent de cette technologie comme le soleil ou le feu.
Les sources artificielles de ce type sont nombreuses et historiquement les premières apparues (feu, lampe à huile, bougie, lampe incandescence, halogène…). Elles présentent généralement une grande qualité de lumière (spectre continu à l’instar de la lumière naturelle), un prix bas mais une faible efficacité lumineuse et une durée de vie courte. Elles ne sont quasiment plus utilisées dans l’éclairage à cause de leurs mauvaises performances.

– la luminescence : il s’agit d’un déplacement d’électrons à froid par réaction électrique ou chimique, par frottement… Cela correspond également à un phénomène naturel que l’on peut retrouver dans un éclair dans le ciel ou une luciole.
Les sources artificielles sont nombreuses et variées également. Elles sont apparues uniquement à la fin du XIXe siècle (grande famille des lampes à décharge : lampe au sodium, aux vapeurs de mercure, aux halogénures métalliques, lampes fluorescentes…) et les LED/OLED sont venues compléter ce groupe récemment.
Le spectre électromagnétique est discret (donc non continu), ce qui implique une qualité de lumière possiblement moindre que les lampes incandescentes. Pourtant – et malgré un prix plus élevé -, ces lampes sont de plus en plus utilisées car elles proposent une grande efficacité énergétique ainsi qu’une longue durée de vie.

Tube led

Suite à une visite d’un commerçant mirandais , celui-ci m’indique qu’il changé tous ces tubes fluorescent par des tubes LED mais il n’a pas changé les réglettes fluo équipée de ballast ferromagnétique , pour faire des économie d’énergie, il aurait du changer les ballasts. Voici un tableau comparatif entre les ballast électroniques et ferromagnétiques

COMPARATIF MAGNÉTIQUE/ÉLECTRONIQUE

Propriétés Magnétique Electronique
Durée de vie moyenne (ordre d’idée) 10 ans (changement des tubes toutes les 1000heures) 50 000 commutations (ou 50 000 heures)
Puissances acceptées Toutes puissances ≤ 150W
Efficacité Mauvaise Bonne
Robustesse Importante Faible
Compensation du déphasage Moyen (avec condensateur),mauvais rendement (une réglette 36w consomme environ 70w) Bon, une régeltte de 35w consomme 35w
Prix Faible Moyen
Tensions acceptables (environ) 230V +- 10% 220 / 240V
Température ambiante admissible (environ) -20°C / +80°C -20°C / +50°C
Harmoniques Moyen Faible
Facteur de puissance Entre 0,85 et 0,90 (avec condensateur) Entre 0,95 et 0,98
Fréquence de fonctionnement A choisir 50 ou 60Hz Indifférent 50 ou 60Hz
Sensibilité à la propreté du courant électrique Faible Importante

Ballast électronique avec détecteur de luminosité de chez ETAP